





212 PRADO MARSEILLE
MO KAUFMAN ET BROAD
ARCHITECTES POISSONNIER ET FERRAND
212 PRADO: OPPORTUNITE D’UN SITE
Le projet du 212 Prado s'inscrit dans la recomposition quasi complète d'un îlot puisque celui-ci s'ajoute aux bâtiments pré-existants d'Ecole et de Maison de Retraite qui sont eux-mêmes étendus dans cette opération. L'opération comprend:
1. La construction d'un immeuble de 34 mètres de haut sur l'axe historique avec:
• 9 niveaux de logements – 69 appartements
• 2 niveaux + 1 mezzanine de tertiaire formant un socle qui accueillera le siège régional et l'agence d'une banque
2. La mise en oeuvre d'un équipement sportif – gymnase - dédié à l'école et construit sur les parkings enterrés de l'opération de logements en façade sur la rue Lord Duveen.
3. L'extension de l'école en coeur d'îlot :
• Création de 8 classes en R+2 adossées à la chapelle de l'école existante.
4. L'extension de la Maison de Retraite sur la rue Jean Mermoz (en chantier) :
• Conservation et mise en valeur de la Bastide existante offrant une façade de grande qualité,
• Démolition des rajouts et bâtiments de service sans caractère à l'arrière de la Bastide,
• Construction d'une aile nouvelle pour l'établissement sur la rue Jean Mermoz.
5. Un parc de stationnement commun à tous les projets qui:
• Prend en compte les contraintes du POS au niveau du décompte des places et en propose un plus grand nombre pour satisfaire aux besoins réels,
• Assure l'entrée de la majorité des véhicules sur la contre-allée du Prado afin de ne pas gêner le fonctionnement de l'école Lord Duveen.
Ce sont les 2 premiers projets et le parc de stationnement qui ont été livrés par l'équipe KAUFMAN & BROAD et POISSONNIER FERRAN – Architectes.
Construire sur le Premier Prado à Marseille, voie majeure et dégagée, prestigieuse mais bruyante,
c’est simultanément:
- marquer un site symbolique et valorisant,
- s’interroger sur les notions de bien-être mais aussi de luxe.
PERCEVOIR
Le POS de Marseille (décembre 2000) intègre cette avenue dans l’Axe Historique, c’est-à-dire physiquement: une artère qui traverse la Ville de part en part du Nord au Sud et historiquement: l’axe de développement de la cité et de l’implantation des quartiers prisés du XX et XXIème siècle.
Dès l’après-guerre, le PRADO et le triangle qu’il forme avec la rue Jean Mermoz et le boulevard Perier se densifie et nombre d’immeubles de luxe sont mis en chantier. Ils sont initiés par une équipe d’architectes, André DEVIN et Yvan BENTZ, qui a assimilé les avances du Mouvement Moderne et projette des immeubles d’habitations en rupture avec le « 3 fenêtres Marseillais », référence locale d’alors.
Ces projets sont devenus aujourd’hui des références de l’immeuble de luxe Marseillais. Ils ne seront
pas des standards parce que tous différents (La Californie, Le Résidence…) mais ouvriront des pistes qui seront développées jusque dans les années 70.
Les constantes dans l’expression en sont l’utilisation de volumétries générales simples, le travail sur le béton et les différences de nus de façade, l’emploi de matériaux nobles en parement et surtout le design horizontal des modénatures; elles cernent ce que nous appelons « l’immeuble de luxe du 8ème
arrondissement ».
HABITER
Le projet du 212 PRADO s’inscrit dans la continuité stylistique des architectures évoquées ci-dessus:
- il projette l’image de luxe : grandes baies, pierre en façade, hall de grande hauteur avec marbre au sol.
- il développe réellement une façon de « bien habiter » dans le traitement des espaces et des technologies mises au service de ceux-ci. « Le luxe, c’est l’espace !» se traduit dans ce projet
en termes d'exposition:
o aucune façade nord et la quasi-totalité des logements avec 2 expositions.
o Le choix délibéré de considérer le Boulevard du Prado comme inapte à accueillir des terrasses du fait des émissions de bruit et de pollution liés à son statut d'artère majeure de l'agglomération.
Les logements sont donc :
+ Traversants
+ Exposés Ouest avec terrasse sur le coeur d'îlot
+ Exposés Est sur le Prado (seulement des T2) avec une terrasse en "jardin d'hiver",
c'est-à-dire possédant des ouvrants permettant de la clore comme une pièce du logement et de l'ouvrir en terrasse.
SCULPTER
Le parti pris sur la façon d'habiter sur cette artère en s'en protégeant induit, en l'absence de baie de séjours et de terrasse, un volume lisse sur rue. Le traitement sculptural résolument contemporain qui est fait de celle-ci repose sur:
- le traitement de l'horizontalité par le dessin en surlignage des corniches préfabriquées
accentué en toiture par la "casquette" en débord,
- la confrontation des pierres lisses (PRADO) et rugueuses (DUVEEN) bloquant l'angle du projet.
212 PRADO : LOGEMENT DURABLE
Construire sur le Premier Prado à Marseille, voie majeure et dégagée, prestigieuse mais bruyante,
c’est simultanément :
- marquer un site symbolique et valorisant,
- s’interroger sur les notions de bien-être mais aussi de luxe.
Le POS de Marseille (décembre 2000) intègre cette avenue dans l’Axe Historique, c’est-à-dire
physiquement : une artère qui traverse la Ville de part en part du Nord au Sud et historiquement : l’axe
de développement de la cité et de l’implantation des quartiers prisés du XX et XXIème siècle.
Dès l’après-guerre, le PRADO et le triangle qu’il forme avec la rue Jean Mermoz et le boulevard Perier
se densifie et nombre d’immeubles de luxe sont mis en chantier. Ils sont initiés par une équipe
d’architectes, André DEVIN et Yvan BENTZ, qui a assimilé les avances du Mouvement Moderne et
projette des immeubles d’habitations en rupture avec le « 3 fenêtres Marseillais », référence locale
d’alors.
Ces projets sont devenus aujourd’hui des références de l’immeuble de luxe Marseillais. Ils ne seront pas des standards parce que tous différents (La Californie, Le Résidence…) mais ouvriront des pistes qui seront développées jusque dans les années 70.
Le projet du 212 PRADO s’inscrit dans la continuité stylistique des architectures évoquées ci-dessus;
il développe réellement une façon de « bien habiter » dans le traitement des espaces et des technologies mises au service de ceux-ci. « Le luxe, c’est l’espace !» se traduit dans ce projet en
termes
- D'exposition :
o aucune façade nord
o Le choix délibéré de considérer le Boulevard du Prado comme inapte à accueillir des
terrasses du fait des émissions de bruit et de pollution liés à son statut d'artère majeure de
l'agglomération.
Les logements sont donc :
+ Traversants pour la plupart avec un séjour et une terrasse sur coeur d'îlot à l'Ouest et
une vue dégagée jusqu'à Notre Dame de la Garde,
+ Monodirectionnel Ouest avec un premier plan sur le toit du gymnase construit par KAUFMAN & BROAD pour l'école où un soin particulier a été apporté au traitement puisque ce toit est planté et arrosé ; non accessible, il amène tout de même un
espace vert dans la continuité visuelle de celui qui est aménagé de plain pied sur le site et pratiqué par les résidents en coeur d'îlot.
+ Monodirectionnel Est sur le Prado (seulement des T2) avec "jardin d'hiver", c'est-àdire
une terrasse possédant des ouvrants qui permettent de la clore comme une pièce du logement ou de l'ouvrir comme une loggia.
- De confort et d'hygiène :
Ce projet est conçu en CLIMLIGHT double flux, c’est-à-dire que :
+ Il n’y a aucune bouche d’entrée d’air extérieur sur les façades, mais une amenée d’air contrôlé, pris en toiture et injecté dans l’appartement une fois filtré et mis à
température ambiante (réchauffé ou refroidi)
+ Le système de chauffage / rafraîchissement se charge de répartir cet air dans chacune des pièces de vie en utilisant les bouches de soufflage du système.
En supprimant les entrées d’air en façade et en traitant l’air insufflé, le système protège l’appartement du bruit extérieur et de la pollution des grandes avenues.
- De traitements fonctionnels et urbains :
o Les logements sont posés sur un socle de tertiaire (2 niveaux + mezzanine) avec une vitrine
sur rue de plus de 4 mètres de haut,
o Les parkings sont desservis par 2 accès (Prado et Duveen) pour fluidifier la circulation,
o Les halls, transparents et intégrés au socle "commercial", sont traités avec une sobriété d'effets mais des matériaux nobles (marbre de sol, granit noir intégrant les boîtes aux
lettres…) et des compositions de couleurs en clin d'oeil à l'oeuvre de P. MONDRIAN.
- D'architecture :
o Le parti pris sur la façon d'habiter sur cette artère en s'en protégeant induit, en l'absence de baie de séjours et de terrasse, un volume lisse sur rue. Le traitement sculptural résolument contemporain qui est fait de celle-ci repose sur :
+ le traitement de l'horizontalité par le dessin en surlignage des corniches préfabriquées
accentué en toiture par la "casquette" en débord,
+ la confrontation des pierres lisses (PRADO) et rugueuses (DUVEEN) bloquant l'angle
du projet.